01 juin 2009

AGENDA PRINTEMPS-ETE 2009

MONTPELLIER
23 et 24 mai 2009
LA COMÉDIE DU LIVRE
24 mai à 14h30: rencontre-débat
"Au-delà du cercle polar" avec Moussa Konaté et Gilda Piersanti


CAEN
28 mai 2009
FNAC, 17h00
http://www.zonelivre.fr/blog/gilda-piersanti-vengeances-romaines/


PARIS
29 mai 2009
LES CAHIERS DE COLETTE
23, rue Rambuteau • 75004 Paris
• 01.42.61.48.78 •
présentation par Adrien Goetz, lectures pas Berthille Soullier


BESANÇON
30 et 31 mai 2009
Festival des Littératures policières
Kursaal, 30 mai, 15h00, table ronde LES SAISONS MEURTRIÈRES de G. Piersanti


PARIS
4 juin 2009
LA LIBRERIA franco-italienne
89, rue du Fbg Poissonnière • 75009 Paris
• 01.40.22.06.94 •


NANTES
6 juin 2009
Librairie COIFFARD Tome 2, 15 heures
8, rue de la Fosse • 44000 Nantes
• 02.40.48.94.94 •


POITIERS
12 juin 2009
Bibliothèque de LUSIGNAN, 20h30:
LES SAISONS MEURTRIÈRES de G. Piersanti,
rencontre animée par Gérard Meudal


LE HAVRE
14 juin 2009
Festival POLAR SUR LA PLAGE


PARIS
19 juin 2009
Mairie du XVIe arrondissement, La Semaine italienne


LILLE
27 juin 2009
16h00-17h30 : signature à la librairie Les Quatre chemins, 36, rue de la Clef, Lille
18h00 : rencontre à la librairie internationale V.O., 36, rue de Tournai, Lille


WAVRIN
28 juin 2009, 9h00
Librairie LA RUCHE AUX LIVRES


CLUNY
18 juillet 2009
Librairie LES CAHIERS DE LAMARTINE

02 septembre 2008

AGENDA AUTOMNE-HIVER

ROQUEBRUNE CAP MARTIN
6 ET 7 décembre 2008
LECTURE EN FÊTE
-dimanche 7 décembre à 15h00
ACTUALITÉS DU POLAR
avec Daniel Angelo, Pierre Bouin, Virginie Langlois et Gilda Piersanti
(animation Patrice Zehr)


http://www.mpocom.com/fileadmin/user_upload/PROG_MANIFS/AVT_PROG_RCM_2008.pdf



CHAMBERY
29-30 novembre 2008
7e Festival LES LIVRES EN MARCHE


BRIVES-LA-GAILLARDE
7-9 novembre 2008
Foire du Livre



PARIS
14 octobre 2008 à 19h30
LES MILLE-FEUILLES
Participation à la rencontre avec
les auteurs LE PASSAGE:
Pierre Guirot-Deléry, Valérie
Tordjman et Antoine Laurain,
accompagnés de leur éditrice
Marike Gauthier
(Restaurant Les Fous de l'île,
Ile Saint-Louis)
http://mille-feuilles.fr/

VILLENEUVE lez AVIGNON
4-5 octobre 2008
4e Festival du POLAR MÉDITERRANÉEN
(Chartreuse, rens. 04 90 25 61 33)
http://www.polars.org/spip.php?breve49

DIE (Drôme)
19-20 septembre 2008
Festival EST-OUEST
http://www.est-ouest.com/images/dpestouest08.pdf

-vendredi 19/09/08 à 18h00
ROMAN SUR ISÈRE

participation à la rencontre-lecture
DANS LE JARDIN DU BIEN ET DU MAL
avec Marcus Malte (animation Gérad Meudal)
(Bibliothèque Monnaie, rens. 04 75 70 33 58)

-samedi 20/09/08 à 10h00
DIE
participation à la table ronde
L'EUROPE, TERRE DE JEU ET D'ÉCRITURE
avec Aliette Armel, Brigitte Athéa,
Philippe Braz et Ingo Schultze
(animation Gérad Meudal)


-samedi 20/09/08 à 15h00
NYONS
participation à la table ronde
ÉCRIRE,TRADUIRE: D'UNE LANGUE A L'AUTRE
avec Michèle Gazier
(animation Gérad Meudal)

(Médiathèque départementale Drôme Provençale,
rens. 04 26 48 26)




16 février 2008


Rouge abattoir chez POCKET !

12 février 2008


Pour les troisième et quatrième volets
de mes Saisons meurtrières
Bleu catacombes
Jaune Caravage ...

FRANCE BLEU ILE DE FRANCE
13 mars de 15:00 à 16:30
invitée de "C bon ça", émission de Carine Obin

PARIS
15 mars 2008 à 11:30
Salon du Livre
Lecteur
Studio SNCF stand B21

"Nuit blanche et romaine. Lecture rouge sang pour amateurs d'antipasti pimentés".

PARIS
16 mars 2008
Salon du livre
Stand Le Passage

LYON
20 mars 2008 à 18 h 00 librairie Decitre
29, place Bellecour
"Gilda Piersanti, lauréate de la 9e édition du Prix SNCF du polar,
Peter James, finaliste, seront accompagnés de deux représentants
de la prestigieuse
Ecole Nationale Supérieure de la Police


le vendredi 21 mars 2008,
de 17h30 à 19h,
à la FNAC de CAEN
C. C. Paul Doumer
rue de Bras
14000 Caen
02.31.39.41.02



le vendredi 28 mars 2008,
à partir de 18h,
à PARIS
Librairie Les Cahiers de Colette
Présentation de
Aldo Naouri
23-25 rue Rambuteau
75004 Paris
01.42.72.95.06


BORDEAUX
1er avril 2008 à 19:00
L'Escale du Livre
CAPC, 7, rue Ferrère

SOIRÉE PRIX SNCF DU POLAR
"Les lauréates française et européenne du Prix SNCF du polar s’invitent au CAPC pour une soirée d’échanges avec le public bordelais. Catherine Fradier (Camino 999 , Après la lune) et Gilda Piersanti (Bleu catacombe , Le Passage) discuteront avec Dominique Dayau, Commandant à la PJ de Bordeaux, un intervenant de la police de Bordeaux et Yann Chataigné, Commissaire… d’expositions au CAPC Musée d’Art contemporain de Bordeaux. Replongeant les auteurs au coeur de leurs énigmes, les animateurs orchestreront une rencontre délicieusement noire. Une soirée événement !"

ARRAS
1er mai 2008
Salon du Livre

RION DES LANDES
16-18 mai 2008
Le Polar se met au vert

BREST
27 mai 2008
Librairie DIALOGUES

METZ
6-9 juin 2008
L'Eté du Livre

NANTES
14 juin 2008
Librairie COIFFARD

ROUEN
21 juin 2008
Librairie L'Armitière


VILLENEUVE LEZ AVIGNON
3- octobre 2008
Salon du Polar Méditerranéen
























06 février 2008

Bleu catacombes

Portrait chinois… du malfrat

pour le site du Prix Polar SNCF - 8e édition

Si vous deviez incarner une criminelle célèbre, qui serait-elle?

Judith (elle tue Holopherne)


Si vous étiez un crime, quel serait-il ?

La décapitation (puisque je suis Judith).

Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ?

Un seul : Clint Eastwood.

Si vous étiez une organisation criminelle ?

La mafia, la camorra ou la n’dranghetta (puisque je suis italienne…)

Si vous étiez l’arme d’un crime ?

Un pare-choc de Studebaker 1953.

Si vous étiez le lieu d’un crime ?

La chambre n° 813 de l’hôtel Gran Domine de Bilbao (baignoire Stark et vue sur le Guggenheim).

Si vous étiez l’heure du crime ?

Le premier coup des Vêpres (siciliennes).

Si vous demandiez une rançon ?

Une nuit avec Viggo Mortensen.

Si vous étiez arrêtée, de quelle manière ?

Je regarde Autant en emporte le vent dans la chambre du Gran Domine, Viggo est sous la douche, Clint sur la route de Madison, Daniel Craig surgit, pointe sur moi son gros calibre et éteint la télé.

Si vous étiez le dernier repas du condamné ?

Pas de repas. Deux bouteilles de champagne, mais du Veuve Clicquot.

Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ?

Déguisée en Mme la ministre de la Justice.

Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ?

Travestie en douanière, vers la Suisse, avec laquelle la France partage ses derniers postes frontières.

Si vous étiez la bande originale de votre cavale ?

Muse, Knights of Cydonia.

Si vous étiez une planque ?

La terrasse-bar de l’hôtel « Vis-à-Vis » dominant la Baie du Silence, à Sestri Levante (Riviera ligure).

Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ?

L’Enfer, de Dante.


Bleu catacombesBleu catacombes est le lauréat du





PRIX POLAR EUROPEEN SNCF 2007 - 8ème édition




Vous pouvez voir la cérémonie de la remise des prix le 5 février 2007

12 octobre 2007

Bleu catacombesBleu catacombes est le

PRIX 2007
du
FESTIVAL DU POLAR MEDITERRANEEN
de
VILLENEUVE LEZ AVIGNON!


21 septembre 2007

J'aime ce passage de Walter Benjamin:


Il y a un tableau de Klee qui s'appelle Angélus Novus.

On y voit un ange qui semble en train de s'éloigner de quelque chose qu'il fixe du regard. Ses yeux et sa bouche sont grands ouverts, ses ailes déployées.

L'ange de l'histoire aurait cet aspect-là. Son visage est tourné vers le passé. Là où nous ne voyons qu'une chaîne d'événements, lui, il ne voit qu'une seule et unique catastrophe qui entasse incessamment ruine sur ruine pour les renverser à ses pieds. Il voudrait bien s'arrêter, réveiller les morts et recomposer ce qui est a été brisé. Mais la tempête qui souffle du paradis entrave ses ailes, et elle est si forte qu'il ne peut pas les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers le futur, auquel il tourne le dos, tandis que, devant lui, le tas de ruines monte jusqu'au ciel.

Ce que nous appelons le progrès, ce n'est que cette tempête-là.

12 septembre 2007

Interview pour le PRIX POLAR SNCF - 8e édition

(le 22 avril 2007)


Madame Piersanti, vous avez un parcours d’écrivain presque classique (critique, traduction puis écriture). Vous aviez envie de raconter des histoires depuis toujours ?

Il me semble avoir toujours eu envie de me raconter des histoires. A quatre ou cinq ans, avant l’accès à la langue écrite, je m’installais sous la table, dans la salle à manger, avec ma petite chaise : pendant que les « grands » s’adonnaient aux plaisirs de la table et de la conversation, je regardais leurs pieds et leurs jambes tout en m’inventant des histoires à me faire peur. Plus tard, adolescente, pendant les longues après-midi d’été, il me tardait de me réfugier dans la demi obscurité de la chambre pour peupler de mes histoires l’attente de la passeggiata, la fameuse promenade du soir, quand les jeunes filles en fleurs n’en finissaient plus de mesurer la place du village de leurs allers-retours aguicheurs à l’attention des garçons.

Vous avez choisi votre pays d’origine et Rome en particulier comme décors pour votre série des Saisons meurtrières, comment arrivez-vous à vous renouvelez ? Est-ce l’angle (la saison), comme fil conducteur, le plus important ?

Rome est un monde, comme toute ville d’ailleurs, mais plus que toute autre ville pour moi. J’y puise comme dans mon inconscient, intarissable par définition. Ce que vous appelez très joliment « l’angle », c’est-à-dire la saison de mon récit, n’est pour moi que « la patte » du temps : une saison est un morceau de temps figé et une variable qui revient à l’infini, ce qui offre à l’écrivain la possibilité d’un arrêt et d’un nouveau départ.

Je suis depuis toujours obsédée par le temps : le temps de l’attente et le temps de ce qui a déjà eu lieu, celui qui manque avant qu’un événement se produise et celui qui fuit fatalement. Mon fil conducteur, le seul, est donc aussi mon obsession première : le temps. Alors Rome change suivant la couleur du temps, mais les passions, elles, restent ou reviennent.

Ecrire au féminin est-il important pour vous ? Est-ce quelque chose de plus naturel pour vous ? Dans quelles proportions allez-vous puiser dans votre personnalité pour créer et alimenter vos personnages ?

Je ne sais pas si j’écris « au féminin » : j’écris, c’est tout. Quand on écrit, l’écriture est le résultat d’un agencement d’autres écritures qui ont pénétré dans notre existence à la manière de la nourriture qui a « fait » notre corps : il faudrait une autopsie littéraire pour retrouver tous les ingrédients qui ont produit un texte. Mais la loi du texte, elle, ne va pas de soi car les mêmes ingrédients pourraient produire un texte tout à fait différent. Je crois qu’un vrai texte littéraire est fait de tous les textes, de toutes les lectures qui l’ont nourri. Et en même temps il est absolument unique, exactement comme une personne.

Comment travaillez-vous ? Avez-vous une « hygiène de l’auteur » avec des méthodes de travail ? Des horaires fixes ?

J’ai passé ma vie à me forger une « hygiène » de travail, toujours guidée par mon obsession du temps. Je ne peux pas vivre sans calendrier, depuis toujours mes agendas sont noircis, j’ai plus de tâches à remplir qu’un ministre ! Pourtant ma vie est très simple : écriture, famille, amis. J’ai un besoin maladif de découper le temps, de le charcuter, de le dilater, bref d’en prendre un semblant de possession. Cette tentative de maîtriser le temps apparaît à mes proches comme une… perte de temps ! Mais pour moi elle est essentielle, quand bien même je ne respecte jamais les délais que je me donne. Mon obsession rejoint le besoin du capitaine de bateau qui se sert de son livre de bord pour tenir la route, même si, comme Christophe Colomb, il croit aller aux Indes et finit par découvrir l’Amérique.

Si vous voulez savoir quand j’écris, je vous répondrai que j’écris toujours quand le soleil n’est pas couché ; dès qu’il disparaît de l’horizon, je ne peux plus écrire, je me sens triste et j’essaie comme je peux de remplir cette espèce de vide avec des tâches matérielles, des rencontres, des conversations…

Par contre, je considère que je suis « dans » l’écriture (bien que loin de l’ordinateur), quand je pense tout le temps à mon histoire ; je garde toujours sur moi un carnet minuscule où je marque des détails qui me viennent à l’esprit : intéressants, insignifiants, loufoques ou même… sans aucun rapport avec l’histoire que je suis en train d’écrire !


Quelles sont vos références en littérature ? Vos inspirations ?

Je peux citer les lectures qui ont nourri mon imaginaire à différentes étapes de ma vie, bien que d’autres probablement, moins importantes, aient elles aussi fertilisé un terrain dont je ne connais pas moi-même toute les ressources. J’évoquerai en vrac les auteurs qui, au fil du temps, m’ont éduquée, émue, transportée, arrêtée : les Italiens d’abord, Dante (cet Enfer qui bouleverse aujourd’hui encore bien des collégiens…), Pétrarque, L’Arioste, Le Tasse, Leopardi, les poètes « crépusculaires », Pirandello, Pavese, Montale, Pasolini… Ensuite, Dostoïevski qui a marqué mon adolescence, Tolstoï, Pasternak, Dickens, Emily Brontë (ah ! ces Hauts des Hurlevents de mes seize ans !), Jane Austen, T. S. Eliot, Virginia Wolf, bien sûr, et puis Fitzgerald, Hemingway et l’immense Faulkner. Enfin, mes Français adorés, Baudelaire en premier, mais aussi Laclos, Nerval, Flaubert, Stendhal, Balzac, Barbey d’Aurevilly…

Ce qui est gênant avec ce genre de listes, c’est qu’une fois dressées, on ne voit plus que les absents, les oubliés, ceux qui réclament leur part, les fugitifs qui ont laissé leur trace sans crier gare, comme par exemple cet Autant en emporte le vent que j’ai lu à l’âge de treize ans et qui a parachuté à jamais Scarlett O’Hara dans mon existence…

Maintenant que j’y pense : et si ma Mariella n’était qu’une Scarlett des temps modernes ?


Vous truffez votre récit d’extrait de chanson, c’est pour mettre votre lecteur dans la peau de vos héros ? Vous écoutez de la musique en écrivant ?

La musique a une part important dans la vie, même quand on croit ne jamais l’écouter. Par goût, par choix ou même sans le vouloir, il y a toujours un son qui passe dans notre manière de vivre. Mes personnages disent quelque chose d’eux-mêmes lorsque une mélodie ou les mots d’une chanson surgissent au beau milieu de l’action… ou de l’inaction.

J’écoute beaucoup de musique, et elle varie selon les lieux et les heures de ma journée : en ce moment, par exemple, je fais une fixation sur le dernier album de Muse, Black Holes & Revelations (surtout sur la chevauchée envoûtante du dernier titre, Knights of Cydonia) et sur tout Puccini (en mars, j’ai écouté en boucle Tosca et quand j’étais seule à la maison, je chantais avec la Callas Non la sospiri la nostra casetta…).

Par contre, il m’est impossible d’écouter la musique pendant l’écriture : la première me distrait, j’aurais tendance à la suivre contre la seconde.

Comment est reçu votre ouvrage Bleu Catacombes ?

Je vois cette troisième saison meurtrière creuser comme une taupe son petit tunnel dans le marché du polar : avec patience et ténacité. Le mythe de Judith, l’art contemporain, l’architecture d’une Rome inconnue aux guides touristiques, le bleu tendu du ciel estival et le bleu nuit des catacombes semblent donner le goût d’un polar que d’autres ont situé aux limites du genre.


Quel effet cela vous fait d’être sélectionnée pour le Prix SNCF du polar ? Que pensez-vous de ce prix ?

J’ai été sélectionnée en 2005 pour Vert Palatino (le printemps meurtrier) et j’ai donc déjà ressenti ce plaisir de voir « voyager » mon livre sur les rails… Moi, je suis une vraie fanatique du train, j’ai horreur de l’avion. Par deux fois, j’ai même persuadé ma famille que le trajet le plus court pour aller de Paris à Lisbonne c’était… le Talgo jusqu’à Madrid, puis une voiture de location jusqu’au Portugal !

Et comment oublier l’inoubliable Paris-Rome qui, à une certaine époque de ma vie, fut le symbole de mes allers-retours amoureux, miroir exaltant du train de La Modification (celui de Michel Butor) ? Et d’ailleurs, un autre de mes polars, qui n’appartient pas à cette série (il y est question de l’affaire Aldo Moro), s’intitule L’Inconnu du Paris-Rome, train qui n’y est pas qu’un train fantôme.

Quand j’avais dix onze ans, j’adorais le trajet en train de Rome jusqu’à mon village natal ; ça durait moins d’une heure, mais pour moi c’était le voyage d’Ulysse : j’y revivais toutes les aventures des Quatre filles du docteur March et entrais d’emblée dans la peau de Jo, ma préférée.

Alors, pour moi, le Prix SNCF a vraiment un sens.


27 mai 2007

Bleu catacombes

BLEU CATACOMBES est...

FINALISTE !

du PRIX POLAR SNCF 2007
(Sélection du printemps, Polars européens)

et dans la sélection des Prix :

-PRIX DE L'HOTEL DROUOT 2007
(Paris, l 24 septembre 2007)

-PRIX DES TERRASSES DU POLAR 2007
(Marseille, le 30 septembre 2007)

-PRIX DU POLAR MEDITERRANEEN 2007
(Villeneuve lez Avignon, le 6 octobre 2007)

-PRIX SANG D'ENCRE 2007
(Vienne, le 17 novembre 2007)

-PRIX SOROPTIMIST 2008

18 avril 2007

Virginia écrivait dans son journal:

George Eliot ne lisait jamais les critiques, car ce qu'on disait de ses romans l'empêchait d'écrire. Je commence à comprendre son attitude.
(V. Wolf, Journal, 5 décembre 1919)

Moi aussi, j'ai toujours compris cette attitude et lundi 17 avril, dernier jour de mon week-end à Hampstead (merci à Ketty et à son spritz à l'Aperol!), j'ai fait mon pèlerinage jusqu'au cimetière de Highgate, où j'ai d'abord rendu hommage à la grande femme, avant de m'approcher du tombeau à la grande tête (Karl Marx).

Je ferai néanmoins une exception, concernant la lecture des critiques, car il en existe parfois des miraculeuses qui visent au coeur même d'une écriture; c'est le cas de cette chronique de Bleu catacombes au titre pour moi magique: "NATURES MORTES":

Dense et singulier, ce roman au long duquel le temps enlace ralentis irréels, effervescence et urgence étourdit par l'insupportable normalité au coeur de l'oeil du cyclone de la démesure. Investies de la mission de Judith, de la magie de Circé ou par la folie d'une Ménade, les femmes se font face, s'évaluant sur un changement d'habitude, une intonation ou un tee-shirt passé à l'envers dont l'étiquette entrevue reflète une personnalité réversible, au-delà de l'apparence. (...)
De la disposition des corps décapités à la présentation théâtrale des têtes où l'ordonnance artistiques des ingrédients d'un repas sur un plan de travail, l'auteur agence ces natures mortes comme ses sujets inanimés, âmes perdues se condamnant à ne plus être aimées.
(Anne-Marie Ducorney, "Natures mortes", La Gazette Nord-Pas de Calais, 12 avril 2007)

08 mars 2007







AGENDA

-SAMEDI 10 MARS 2007 à 18 heures
PARIS 20e, Librairie LE MERLE MOQUEUR
51 rue de Bagnolet, 01 40 09 08 80
Rencontre avec les lecteurs à l'occasion de la sortie de BLEU CATACOMBES
Le Merle Moqueur

-VENDREDI 23 MARS 2007 à 17 heures
PARIS, Salon du Livre 2007
stand LE PASSAGE: séance de dédicaces
Salon du Livre

-MARDI 27 MARS 2007 à 11 heures
PARIS, Salon du Livre 2007
ESPACE VIRGIN MEGASTORE
"Tous les plaisirs du monde ou comment les écrivains étrangers sont selon leur culture : gourmets, libertins, économes, audacieux..."
Table ronde animée par Catherine FRUCHON-TOUSSAINT avec
l’Indienne Abha DAWESAR (Bayiji, Héloïse d’Ormesson),
l’Anglais Mark CRICK (La Soupe de Kafka, Flammarion),
l’Espagnol José-Manuel FAJARDO (L’Eau à la bouche, Métailié),
l’Argentine Elsa OSORIO (Tango, Métailié) et
l’Italienne Gilda PIERSANTI (Bleu catacombes, LE PASSAGE)
Salon du Livre débats

-JEUDI 29 MARS 2007 à 21 : 30 et
DIMANCHE 1er AVRIL 2007 à 10 :00
France 5, émission « Le Bateau livre »
Le Bateau Livre

-SAMEDI 31 MARS-DIMANCHE 1er AVRIL 2007
LENS, SALON DU LIVRE POLICIER
Lens 2007

-MARDI 3 AVRIL 2007 à 9 :30
Radio F.P.P. (Fréquence Paris Plurielle) 106.3
émission « Le Lire et le Dire »
F.P.P.

-JEUDI 19 AVRIL 2007
THIONVILLE
Rencontre avec les lycéens du Lycée La Briquerie autour de l'écriture et du roman policier

-DIMANCHE 6 MAI à 10:30
Radio ALIGRE 93.1 FM
(émission "L'Italie en direct")

-SAMEDI 12 MAI
CLUNY, Maison de la Presse
Rencontre autour de Bleu catacombes

-LUNDI 21 MAI 2007
PARIS 11e, restaurant CANDIDE
6, avenue Parmentier, M° Voltaire/Léon Blum
Tél. 01 43 79 11 75
« MILLE-FEUILLES », soirée littéraire avec
Thierry JONQUET, Dominique MANOTTI et Gilda PIERSANTI
Mille-feuilles

-VENDREDI 8-DIMANCHE 10 JUIN 2007
METZ, L'ETE DU LIVRE, 20ème édition
L'Eté du livre

-LUNDI 25 JUIN 2007
PARIS 13e, Mairie du 13e
Café littéraire animé par Jacqueline Zana-Victor sur
"LE POLAR ITALIEN"
avec Serge ALAJMO, Gilda PIERSANTI et Serge QUADRUPPANI

-SAMEDI 29-DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2007
MARSEILLE, LES TERRASSES DU POLAR

-SAMEDI 6-DIMANCHE 7 OCTOBRE 2007
VILLENEUVE-LES-AVIGNON
3ème FESTIVAL DU POLAR MEDITERRANEEN

07 mars 2007

Encore sur Bleu catacombes : mots (somptueux) de lecteurs (éclairés) :

Ce livre est un vrai chef-d’œuvre d’imagination et de construction. Je m’interroge sur la manière dont on peut échafauder autant d’idées et d’événements en une structure aussi cohérente. Les lieux et les personnes sont décrits avec une verve, une sensualité incroyablement fortes. C’est renversant. Le polar s’accompagne de roman psychologique, voire aussi d’une fresque quasi épique. Le lecteur s’engouffre dans le récit, avec avidité, comme on plonge dans les catacombes et l’inconscient de la ville.
G. B. Lausanne (Suisse)

Les meilleurs polars sont toujours ceux qui jouent avec désinvolture des codes du genre… pour mieux nous plonger dans l’univers parallèle de la déviance. Ce beau roman que vous nous donnez à lire fait semblant de commencer en nous livrant la clef… mais il faudra attendre la fin pour que le lecteur sache qu’il s’est pris les pieds dans sa traîne… Là où l’on croyait flairer le « gore » et le quasi lubrique on découvre la pureté perverse, la fusion qui dévore. Un bon polar est aussi le lieu où l’on parle de la ville, la ville qui demeure toujours à dévoiler, à retrouver, à reconnaître. Le roman policier est le roman du 20e siècle par excellence, justement en ce qu’il décode la vie urbaine. Et là, dans Rome, ô magie, on mêle la ville contemporaine, dangereuse, secrète, chatoyante, et la trace de ce que fut Rome. Ville antique, préfiguration d’une ville moderne. Et ce faisant, on peut mêler tragédie et roman noir. Car toujours, chez vous, il s’agit de montrer que la nature humaine ne change pas, et que seuls ses avatars tromperaient un traducteur peu attentif de notre monde. Noirceur de l’âme, noirceur du monde, villes complexes et barbares ; et toujours pourtant, comme au détour, la pureté de l’innocence bafouée. Mais le monde pour vous demeure sans rédemption. Continuez à nous en donner le spectacle. De cette souffrance nous faisons notre miel de lecteur.
M. F. Paris

L’intrusion de la tragédie grecque dans le roman policier, écrivait Malraux à propos de Faulkner. Vous avez inventé une nouvelle figure : l’intrusion de la tragédie « biblique ». Pour les Grecs, vous aviez donné ! Comme vous êtes Romaine (faudrait-il dire « Romanissima »), vous ne sauriez vous contenter de l’Ancien testament, comme le faisait tout justement Faulkner. La passion, bien sûr, « ίχϑύς », et même un aquarium, pour faire bonne mesure ! Les catacombes, les bonnes sœurs, toute la sainte quincaillerie apostolique et… romaine : on s’en repaît, on s’en délecte…
J. F. Paris

Merci pour ces heures de lecture, de voyage immobile en Italie et dans le coeur tourmenté des humains. J'aime beaucoup votre Mariella amoureuse et en même temps si touchante dans sa fragilité. C'est une agréable aventure de retrouver ainsi, au fil des années, un peu plus qu'un personnage -une personne qu'on connaît un peu, à la fois la même et avec son évolution propre, qui s'est tissée alors que nous ne la fréquentions pas, et aussi ces petits pans d'elle-même qu'elle veut bien dévoiler.
M. C. St Gratien

J'ai refermé Bleu catacombes avec un sourire, car partageant l'avis du commissaire : c'est un bonheur de rencontrer De Luca...
J'ai lu cette troisième saison, très féminine, avec beaucoup de plaisir. C'était un voyage en Italie où j'ai retrouvé des lieux connus : l'appartement de Mariella avec sa terrasse et sa vue, et découvert d'autres comme Sabaudia, village qui a quelque chose d'irréel.
J'ai en tout cas très envie d'aller à Rome.
Au fil des saisons, on découvre Mariella, son passé, elle est l'autre énigme qui me passionne.
E. B. Paris


Il faut du très haut niveau pour me faire parvenir à ce que les personnages me tiennent compagnie comme aux temps insouciants.
Ce qui m'a profondément plu :

- Certaines observations sont formidables, et dites avec
les mots justes, de petites touches très précises, hop, sans encombrer. Sur la vie, les gens, la musique, le tourisme, l'amour, la mort ...

- Les doutes de Mariella sur la durée de l'amour de Paolo pour elle.
Quand je suis amoureuse et que ça semble partagé, je pense toujours comme
ça. C'est pas possible, c'est trop beau pour moi, il doit y avoir erreur sur la personne, ça va pas durer ...
- La fin de vie du père biologique de Mariella. Tellement, tellement ça... Comment ça se passe et ce qu'elle ressent ;

- Les soucis de Mariella à partager harmonieusement sa vie professionnelle et sa vie privée. Comme elles s'entremêlent bien malgré elle. Comme elle se sent coupable à chaque fois ...
- Le cauchemar de Mariella avec la voiture qui s'éloigne de Venise
au lieu d'en approcher. Extrêmement bien rendu. A faire froid dans le dos. Chapeau ;
- La musique, encore et toujours. En plus que ça m'est déjà arrivé
à moi aussi d'être influencée par un air que j'entendais au même moment dans ma réponse à un message.
- Le sens de la hiérarchie de Sylvia (ou plutôt l'absence de) ;

- La gardienne des catacombes. Cette scène où elle offre à manger à
Mariella est de tout le livre celle qui m'a le plus émue. Ça fait tellement de bien de rencontrer ainsi des gens intelligents sans que nécessairement ils exercent une profession de haut niveau managérial ou financier, humains, qui tentent d'aider, ne savent pas trop s'ils ont ou non bien fait. Et en plus cuisinent bien.
Un bon paquet de phrases me sont restées. C'est un signe qui ne trompe pas.

Et puis aussi, quand c'était fini j'ai pensé « Déjà ». Ça aussi ça ne trompe
pas.
G. F. Clichy

Je voulais vous faire part du grand plaisir que j'avais eu à lire votre roman.
Je l'ai trouvé vraiment très bien écrit et très habile,
parvenant à manier le tragique, l'humour, le mythe, le suspense. La scène d'ouverture dans cette belle nuit romaine et les poissons dans
l'aquarium continuent à vous hanter pendant longtemps.
Ce que j'ai le
plus apprécié est la réelle densité des personnages avec leur histoire
passée qui leur donne chair. Chacun est complexe et donc profondément
humain. Peut-être que Paolo apparaît un peu falot à côté des autres
personnages, mais au moins est-il beau, et vénitien qui plus est, aussi
beaucoup lui sera-t-il pardonné!
Bravo! Bleu catacombes m'a donné envie de lire les deux premières
saisons.
C. B. Paris









11 février 2007

Bleu catacombes

BLEU CATACOMBES
est nominé pour le
PRIX POLAR SNCF 2007

Sélection du printemps

PRIX POLAR SNCF 2007

30 janvier 2007


A l'occasion de la présentation de BLEU CATACOMBES aux Cahiers de Colette, le 26 janvier 2007,

plusieurs lecteurs et amis m'ont demandé la recette du gâteau au chocolat.

GATEAU AU CHOCOLAT (à préparer au moins 24 h à l'avance)

200 g de chocolat noir à croquer

125 g de beurre

3 œufs entiers

150 g de sucre

50 g de farine

une noix de beurre et du sucre cristallisé pour le moule

*Faire fondre le chocolat au bain-marie (mettre le chocolat dans une petite casserole avec une cuillère d'eau, puis mettre la petite casserole dans une plus grande remplie d'eau et tourner sans s'arrêter) ou, au micro-ondes, dans une coupelle avec un peu d'eau pendant une à deux minutes.
*Faire fondre le beurre à feu très doux.
*Préchauffer le four (thermostat 6).
*Dans un saladier, mélanger dans l'ordre les œufs entiers, le sucre, puis la farine.
*Battre vigoureusement au fouet pendant 5 mn (c'est ce que dit la recette, car la crampe arrive au bout d'une minute).
*Ajouter le chocolat, puis le beurre liquide et battre encore 5 mn.
*Beurrer et sucrer les parois d'un moule d'environ 3 cm de hauteur.
*Verser la préparation et cuire au four (à feu moyen, donc) pendant 20 mn maximum.
*Démouler et mettre au réfrigérateur.

Comme tout gâteau au chocolat, celui-ci est meilleur un, et même deux jours après sa préparation, ce qui veut dire qu'il est encore bon plusieurs jours après avoir été entamé. Il n'est donc pas nécessaire de risquer la crise de foie en le finissant le premier soir.

GLACAGE (facultatif, parce qu'excessif)

200 g de chocolat à croquer

150 g de sucre glace

2 sachets de sucre vanillé

200 g de crème épaisse

2 ou 3 cuillères de cacao amer

un peu de cannelle

*Faire fondre le chocolat au bain-marie (voir supra).

*Ajouter le sucre glace, le sucre vanillé et la crème.

*Amener doucement à ébullition et maintenir 5 minutes.

*Obtenir un mélange épais auquel il faudra ajouter le cacao amer et la cannelle.

* Laisser tiédir.

* Placer le gâteau sur une grille ronde, verser le glaçage au centre et égaliser avec une spatule.

*Mettre le gâteau au réfrigérateur et le sortir une heure avant de le servir.


08 janvier 2007

en librairie le 4 janvier 2007 !


MES RENDEZ-VOUS AVEC LES LECTEURS

VENDREDI 26 janvier 2007 à 18 h30
Paris 4e, librairie LES CAHIERS DE COLETTE
23-25 rue Rambuteau, 01 42 72 95 06, M° Rambuteau
Les Cahiers de Colette
Rencontre avec les lecteurs à l'occasion de la sortie de
BLEU CATACOMBES,

qui sera présenté par Adrien Goetz


SAMEDI 10 mars 2007 à 18 heures
Paris, librairie LE MERLE MOQUEUR
51, rue de Bagnolet, 01 40 09 08 80
Le Merle Moqueur
Rencontre avec les lecteurs à l'occasion de la sortie de
BLEU CATACOMBES



13 décembre 2006

Thom Yorke (Radiohead) au piano sur le site
www. fromthebasement.co.uk
voir aussi le site:
www.theeraser.net

10 octobre 2006

Hier soir, à l'Opéra Bastille,
Lucia di Lammermoor (Donizetti, 1835)
la voix de Nathalie Dessay.
Je ne l'avais jamais vue sur scène, jamais entendue dal vivo, j'étais bouleversée.
Quand elle chantait, le livret (mince) disparaissait;
il n'existait plus que cette voix qui vous tient dans la joie de vivre jusqu'au bout du drame.
La salle était en folie, on se serait cru à un concert rock, c'était merveilleux.

27 septembre 2006

MES RENDEZ-VOUS AVEC LES LECTEURS

*SAMEDI 30 septembre-DIMANCHE 1er octobre 2006
VILLENEUVE LEZ AVIGNON, Festival du polar méditerranéen
Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon
Conférence-rencontre le
SAMEDI 30 septembre 2006 à 14:30
avec Luca CROVI e
Gilda PIERSANTI.

*MARDI 10 octobre 2006 à 19:30
PARIS, ADAC, 11 place Nationale, 75013
Toutes les enquêtes mènent au polar!

avec le journaliste-enquêteur Marc FERNANDEZ et
les écrivains Dominique MANOTTI
Gilda PIERSANTI
Romain SLOCOMBE et
Alexis LECAYE ("Julie Lescaut").

Débat animé par Clémentine THIEBAULT et
Hervé DELOUCHE
(Association 813)

*20-22 OCTOBRE 2006
SAINT-ETIENNE, Fête du Livre de Saint-Etienne,
Débat le dimanche 22 octobre 14:00 (sous le chapiteau) :
Ce qu'elles espèrent, tentent, font, vivent...
avec Danièle FLAUMENBAUM,
Fernande GONTIER,
Denis GROZDANOVITCH
Gabrielle HOUBRE
Gilda PIERSANTI


*16-19 NOVEMBRE 2006
COGNAC, Salon des littératures européennes, 19e édition
-Débat le vendredi 17 novembre 17:00 (Auditorium)
Les Mythes dans les romans, revus et corrigés
avec Fabrice LARDREAU, Contretemps, Paris, Flammarion et
Gilda PIERSANTI, Médées, Paris, Le Passage
modérateur: Laure PÊCHER (Les Classiques du Monde)
-samedi 18 novembre 15:30
Café littéraire animé par Catherine Fruchon

*SAMEDI 2 décembre-DIMANCHE 3 décembre 2006
MONTIGNY-les-CORMEILLES, Salon du Polar


*
SAMEDI 1er-DIMANCHE 2 avril 2007
LENS, Salon du roman policier

Un deuil peut rendre muet.
Parfois quelqu'un parle à notre place:

La mort viendra nous mettre au repos, nous enlever des mains la tâche à laquelle nous nous attelions ; mais elle ne peut faire rien d’autre que nous interrompre ainsi, et nous ne pouvons faire rien d’autre que nous laisser interrompre car elle ne peut, en aucun cas, nous cueillir dans une stupide oisiveté.
(Benedetto Croce, Terze pagine sparse, 1955)